« Frans Masereel au musée de l’Image à Epinal, gravé dans les marges »
Article présentant l'exposition et le livre Frans Masereel. Un art entre révolte et rêverie par Marie Klock dans Libération.
L’exposition rend hommage au graveur belge du XXe siècle. Son art pacifiste apparaît comme pionnier du roman graphique, influençant Max Ersnt comme Art Spiegelman.
En décembre 1917, l’écrivain autrichien Stefan Zweig est à Genève pour rendre visite à Romain Rolland et s’enthousiasme du vivier d’artistes en exil qu’il rencontre dans l’entourage de ce pacifiste rassembleur. Parmi eux, bientôt tous des amis intimes, les poètes Pierre Jean Jouve et René Arcos, mais aussi le dessinateur et graveur belge Frans Masereel, qui produit quotidiennement une estampe pour la une du petit journal indépendant la Feuille. Zweig décrit avec étonnement la petite chambre mansardée de l’ancienne ferme en ruine, «bicoque de prolétaire» qu’habite l’artiste de 28 ans au «visage flamand plein de bonté», en plein cœur de Genève, et se souvient dans son autobiographie le Monde d’hier (1943) de l’émotion ressentie devant ce «monument graphique», «ces feuilles inoubliables en noir et blanc, dont la (...).
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